Rajeunir le visage, les bons produits d'injection

Une émission récente de télé dénonçait les effets néfastes voire dramatiques de certaines pratiques d’injections de rajeunissement du visage. A l’appui de ce sujet, le témoignage poignant d’une patiente présentant d’importantes séquelles au niveau du visage : nombreux granulomes et nodules, infections sur plusieurs zones du visage. Cette dame est, si l’on peut dire, défigurée et durablement. C’est une situation profondément choquante et totalement anormale.

Du danger des produits de comblement non-résorbables

Cette patiente mal informée s’est fait injecter, il y a quelques années, un produit non résorbable par un médecin non-spécialiste. Ce type de produit n’existe plus sur le marché. Au moins sur le marché officiel en France. Attention toutefois : on trouve encore malheureusement tout et n’importe quoi sur Internet.

Ces produits non-résorbables ont pu rencontrer un certain succès commercial car on faisait miroiter aux patients qu’ils n’auraient pas besoin de se faire réinjecter tous les 12 à 18 mois et réaliseraient ainsi une économie ; sans en mesurer les risques.

Cela fait des années que les chirurgiens plasticiens, qui sont les premiers à recevoir en consultation les personnes victimes des complications de ces injections, dénoncent l’utilisation de ces produits non-résorbables par des confrères non-formés ou peu scrupuleux. En effet les produits non-résorbables présentent un risque d’effets indésirables graves, notamment l’apparition de granulomes tardifs (2 à 10 ans après l’injection).

Ne pas confondre produit de comblement non-résorbable et acide hyaluronique

Toutefois il convient de noter que ce reportage ajoutait de la confusion au débat en faisant un amalgame abusif entre produits non-résorbables  (Artecoll™, etc…) et injections d’acide hyaluronique. Or ces 2 catégories de produits n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

Rappelons que l’acide hyaluronique est naturellement fabriqué par le corps humain et présent dans de nombreux tissus, notamment la peau. L’acide hyaluronique utilisé lors des injections est fabriqué de façon synthétique, reproduisant “molécule pour molécule” l’acide hyaluronique humain. Par définition, la compatiblité et la tolérance sont totales, il n’existe aucune allergie. Ces produits d’injection à base d’acide hyaluronique sont encadrés par des normes européennes (CE) et sont testés en laboratoire.

J’injecte pour ma part uniquement des produits approuvés par la FDA aux Etats-Unis.

De mon point de vue, la norme européenne est une bonne chose mais je considère que l’on peut aller plus loin. C’est ce que font certains grands laboratoires pharmaceutiques pour être admis sur le marché américain. En effet aux Etats-Unis, la mise sur le marché des produits de comblement est assujettie à la même procédure que celle des médicaments. Ce sont ces produits, approuvés par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, que j’utilise pour les injections (vidéo). 

—o—

Certes ces produits sont plus chers à l’achat (car le coût de validation par la FDA est très élevé pour les laboratoires), mais la qualité a un coût et je ne m’autorise pas à jouer avec la sécurité de mes patients.

La liposuccion chez l’adolescent

Au moment du passage de l’enfance à l’âge adulte, le corps change de statut, c’est l’étape charnière de l’adolescence où beaucoup de modifications morphologiques se produisent.
Certains adolescents connaissent des surchages graisseuses localisées qui peuvent provoquer des complexes physiques et psychologiques et altérer une bonne image de soi. 
Est-il judicieux de laisser cet état de fait s’installer alors qu’il existe une solution pour faire basculer les choses du bon côté ?

Une liposuccion est envisageable dès 16 ans

Le moyen simple pour traîter la surcharge graisseuse est de pratiquer une liposuccion (vidéo) pour supprimer la graisse en excès et ainsi remodeler la silhouette de l’adolescent.
Il me paraît en effet raisonnable, si la demande de l’adolescent est motivée et si l’adolescent exprime une véritable souffrance psychique, de lui proposer une liposuccion dès l’âge de 16 ans plutôt que de le voir s’installer dans la surcharge graisseuse et les complexes qui l’accompagnent. 

On a l’habitude de dire qu’il faut attendre la stabilisation hormonale et la fin de la croissance osseuse pour pratiquer une intervention chirurgicale mais la liposuccion ne produit aucune interaction, ni avec la croissance osseuse, ni avec le développement hormonal. 
On peut dire schématiquement que le stock de cellules graisseuses dans le corps est fixe. En pratiquant une liposuccion chez l’adolescent, on diminue le nombre de cellules graisseuses et on obtiendra un résultat efficace et durable et un bénéfice psychologique immédiat.

Supprimer la culotte de cheval et les poignées d’amour chez les adolescents

Une adolescente gênée par une culotte de cheval risque de développer un complexe qui peut aboutir à une mauvaise image de soi. Il est pourtant facile de gommer cette imperfection avec une simple liposuccion dont le résultat sera d’autant meilleur qu’il s’agit d’une peau jeune et élastique qui se rétractera toujours bien.

Autre cas de figure : la surcharge graisseuse de l’adolescent qui se traduit par l’apparition de poignées d’amour et de bourrelets adipeux au niveau du ventre. C’est très complexant chez l’adolescent d’autant qu’il est exposé au regard de ses camarades lors des activités sportives scolaires. Une simple liposuccion permettra la disparition des poignées d’amour et du bourrelet ventral, ce qui redonnera confiance en lui à l’adolescent.

—o—

Je considère que l’adolescence est un moment charnière où se sentir bien dans son corps est vraiment important. Intervenir par liposuccion chez l’adolescent pour traiter des surcharges graisseuses localisées est une décision qui ne se prend pas à la légère et nécessite un consensus familial. Avant l’intervention, j’impose toujours un long délai de réflexion à l’adolescent et à sa famille.

Chirurgie esthétique masculine pour sculpter la silhouette

Je reçois de plus en plus d’hommes en consultation qui souhaitent sculpter leur silhouette : il ne s’agit non plus de réduire les poignées d’amour par une liposuccion mais tout à la fois de redessiner les “tablettes de chocolat”, affiner la taille et redessiner les pectoraux. Ce défi qui paraissait impossible il y a une dizaine d’années, est aujourd’hui réalisable par la combinaison de plusieurs techniques de chirurgie esthétique : liposuccion, lipolyse laser et lipofilling.

Redessiner les abdominaux et les tablettes de chocolat 

Quand on regarde chez l’homme des muscles abdominaux bien dessinés, on peut voir une alternance de zones de bombement et de zones de creux. La technique va consister à réaliser une liposuccion “irrégulière” de façon à totalement vider la graisse à certains endroits pour que la peau adhère sur le muscle, tandis qu’à d’autres endroits, on laissera une petite épaisseur de graisse qui créera l’aspect bombé recherché. La liposuccion pratiquée de façon irrégulière accentuera le contraste entre zones pleines et zones bombées. La rétraction cutanée sera améliorée par la lipolyse laser et le bombement sera augmenté par un lipofilling.

Redessiner les pectoraux

Il s’agira là de réaliser une liposuccion importante au niveau de la partie inférieure du sein qui permettra à la peau de quasiment coller au muscle pectoral tandis que le bombement des pectoraux sera réalisé par une injection de graisse par lipofilling sur la partie supérieure du sein.

La modification de la silhouette engendrée par l’association de ces techniques est un véritable booster pour le patient qui retrouve une motivation pour une activité physique régulière et plus intensive qui pérennisera les résultats obtenus par la chirurgie esthétique

—o—

Ces techniques ont été développées aux Etats Unis et au Brésil depuis une dizaine d’années où le culte du corps fait partie du mode de vie, elles arrivent seulement en France. Les résultats sont particulièrement remarquables chez les hommes de la quarantaine qui retrouvent ainsi une silhouette en rapport avec leur mode de vie actif. De façon générale cette technique chirurgicale de sculpture de la silhouette s’adresse aux hommes entre 30 et 50 ans.

La liposuccion et le lipofilling pour redessiner les pectoraux et les abdominaux

La liposuccion et le lipofilling pour redessiner les pectoraux et les abdominaux

Liposuccion douce pour affiner les mollets et les chevilles

On associe généralement la liposuccion à la culotte de cheval, ou au ventre, ou encore aux poignées d’amour qui sont les zones classiques de la liposuccion (vidéo) qui permet de réduire la surcharge graisseuse sur ces parties du corps. Pourtant je vois beaucoup de patientes en consultation qui me disent : “Docteur, j’ai de grosses jambes, je suis complexée, je n’ose pas me mettre en jupe. Qu’est-ce que vous pouvez-faire ? ”

La liposuccion pour affiner les mollets et les chevilles

Les chirurgiens plasticiens ont longtemps été réticents à pratiquer la liposuccion des mollets parce qu’il se produit un gonflement prolongé des jambes après l’intervention et un résultat pas toujours à la hauteur des attentes des patientes. En fait, les gros mollets peuvent être dûs à la présence de graisse mais aussi à d’autres facteurs. Il peut y avoir insuffisance circulatoire ou mauvais drainage veineux ou lymphatique. Ou encore un problème local de rétention d’eau. Ces 3 phénomènes sont souvent associés dans des proportions variables. Lorsque la surcharge graisseuse prédomine, ce qui est facile à déterminer à l’examen clinique lors de la consultation, il serait dommage de ne pas procéder à une liposuccion des mollets et des chevilles qui peut donner d’excellents résultats.

Pour les mollets, une liposuccion douce

La liposuccion des jambes consiste, comme une liposuccion classique, à aspirer la graisse en excès. On utilise des canules fines de manière à être le moins traumatisant possible pour les vaisseaux environnants. Il convient de procéder à une lipoaspiration douce avec une force d’aspiration plus faible que dans le cas d’une liposuccion classique. La liposuccion des jambes est contre-indiquée en cas d’insuffisance veineuse et lymphatique et chez les personnes qui ont les muscles des mollets développés.

Je fais toujours précéder cette liposuccion d’un doppler veineux des membres inférieurs pour m’assurer de l’absence de problème vasculaire.

—o—

Comme pour toutes les liposuccions, il est nécessaire de porter, après l’intervention, un vêtement de contention. Dans le cas de la liposuccion des mollets et chevilles, il faut porter des bas de contention pendant un mois. Les résultats s’observent 3 mois après l’intervention, le temps que l’oedème se résorbe ; j’explique bien à mes patientes d’être… patientes.

Affiner les mollets et les chevilles grâce à une liposuccion douce

Affiner les mollets et les chevilles grâce à une liposuccion douce

Augmentation mammaire : le sein “composite”

Le sein “composite”, c’est l’association — lors d’une même intervention — de deux techniques complémentaires : la pose d’implants mammaires et le lipofilling du sein.

Deux techniques complémentaires d’augmentation mammaire

Le lipofilling des seins est une technique récente qui présente de nombreux avantages : elle donne un côté naturel à la poitrine sans introduire de corps étranger dans l’organisme. Le lipofilling consiste en effet à réinjecter dans le sein la propre graisse de la patiente, prélevée sur une autre partie de son corps et purifiée. Il y a cependant quelques limites : il n’est pas possible de créer un volume important — pas plus d’un demi-bonnet par intervention — et la technique nécessite une quantité de graisse disponible chez la patiente.

Les implants mammaires sont une technique utilisée depuis plus longtemps qui permet d’obtenir le volume et la forme de seins souhaités. Inconvénient chez les patientes minces : les implants mammaires restent palpables. Et même si les prothèses ont beaucoup évolué ces dernières années, le résultat est un peu moins naturel qu’un sein véritable.

La technique du sein composite

L’augmentation mammaire composite ou “sein composite” est l’idée d’associer les deux techniques pour maximiser leurs avantages et réduire leurs inconvénients respectifs. Cette nouvelle technique associe des implants mammaires — de forme ronde ou anatomique — permettant de donner le volume souhaité avec un lipofilling qui, en réalisant un nappage de la surface de la prothèse mammaire, permet d’en masquer les bords et donne ainsi plus de souplesse au sein. Le lipofilling permet aussi de masquer le bombement du pôle supérieur des seins généré par la pose des implants, en améliorant la transition entre le thorax et le sein — la pente sera en effet progressive et d’aspect plus naturel.

La technique du sein composite permet donc de redessiner l’ensemble du buste en intégrant de façon optimale les implants mammaires :

  • elle s’adresse en priorité aux patientes minces qui ont très peu de poitrine et chez qui, la pose d’implants mammaires seule aura du mal à donner un résultat vraiment naturel. Elle est moins indiquée chez les patientes qui présentent un volume mammaire permettant de masquer facilement les implants mammaires ;

  • elle rajoute évidemment du temps opératoire pendant l’intervention puisqu’il faut, pour procéder au lipofilling, successivement prélever la graisse chez la patiente, la traiter et ensuite la réinjecter.

—o—

J’aime proposer cette technique du sein composite à mes patientes minces car le résultat obtenu est très naturel — ce qui est difficile à atteindre par la seule pose de prothèses mammaires. L’augmentation mammaire composite permet l’embellissement global du buste en gommant les petits défauts associés à la pose d’implants.

L'augmentation mammaire composite pour un sein naturel

L'augmentation mammaire composite pour un sein naturel